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QU’EST-CE QU’UN CHASSEUR DE TÊTE

QU’EST-CE QU’UN CHASSEUR DE TÊTE

Le chasseur de têtes opère avec la plus grande discrétion

pour approcher des potentiels candidats.

Planet.fr a interrogé Stéphanie Vignon, directrice d’un

cabinet de chasse de tête, sur ces personnes qui

travaillent dans l’ombre.

« Chasseur de têtes », un nom un peu mystérieux pour désigner un étrange métier. Mandatés par des entreprises pour trouver la personne qui correspond le mieux au poste à pourvoir, ces spécialistes du recrutement opèrent d’une manière un peu particulière. Ils approchent en effet directement les candidats qu’ils ciblent, mais en même temps, ils doivent aussi faire preuve de discrétion. Ils travaillent, en quelque sorte, « dans l’ombre ».

Des postes cachés qui n’apparaissent pas sur le marché

Contrairement aux méthodes de recrutement classiques, comme par petites annonces, ce ne sont pas les candidats qui viennent aux entreprises. La plupart de temps, les postes à pourvoir sont ceux de dirigeants ou de cadres dans différents secteurs qui n’apparaissent pas forcément sur le marché du travail.

La « chasse » se fait donc grâce à une dynamique très précise, en prenant comme poids de départ l’entreprise qui cherche à recruter et son secteur d’activité. Il faut analyser « l’écosystème de l’entreprise mandaté, trouver une entreprise similaire et un poste similaire », a expliqué Stéphanie Vignon, directrice d’Euphuia Conseil, cabinet de conseil en recrutement qui travaille avec des chasseurs de têtes, à Planet.fr.

 

Alors que les chasseurs de têtes doivent travailler dans l’ombre, leurs cibles sont, elles-mêmes, dans l’ombre. « On va chercher des candidats dans une entreprise concurrente ou analogue. Ce sont des personnes qui ne recherchent pas d’emploi et qui ne sont pas visibles », poursuit-elle.

Pour recruter, le « chasseur » doit être à la fois discret tout en ayant une certaine notoriété pour pouvoir approcher ces cibles lors de la prospection. Un métier qui joue donc sur le secret et la confidentialité puisque les postes comme les candidats sont dissimulés.

Un « métier de relations humaines » avant tout

Mais repérer des candidats en les dénichant directement sur leur lieu de travail est plus complexe que l’on pourrait croire. Les exigences d’un chasseur de têtes pour découvrir les meilleurs profils sont en effet très élevées.

Non seulement il faut que les compétences des postulants correspondent à celles demandées, mais ces derniers doivent aussi partager « la même culture de l’entreprise » et les « mêmes valeurs ». Pour Stéphanie Vignon, la dimension humaine est primordiale dans le travail des chasseurs de têtes qu’elle décrit comme un « métier de relations humaines ».

 

Le chasseur de têtes doit pour cela avoir une très bonne connaissance du monde de l’entreprise afin de pouvoir trouver le candidat qui saura s’adapter au mieux dans l’environnement de sa nouvelle société. « Il est préférable que la personne en charge du recrutement ait travaillé comme dirigeant ou en entreprise pour bien en comprendre le fonctionnement », nous précise la spécialise du recrutement.

Les candidats sont suivis pendant plusieurs mois

Bien plus qu’un simple intermédiaire, il accompagne réellement les postulants une fois qu’ils ont intégré l’entreprise. « Le chasseur de têtes suit les candidats pendant plusieurs mois durant sa période d’essai. Il va changer des vies par ce recrutement, à la fois celle de la personne qui va arriver dans l’entreprise et celles des personnes déjà en poste ».

Les spécialistes du recrutement ciblé apportent donc une réelle plus-value par une approche très « personnalisée et humanisée », nous décrit Stéphanie Vignon. « Les candidats sont valorisés car on va les chercher. De plus, très peu de profils sont proposés aux entreprises ». Le chasseur de têtes avance donc avec discrétion et précision pour dénicher sa cible, mais à l’inverse des autres chasseurs, il ne lui veut que du bien

http://www.planet.fr/societe-chasseur-de-tete-un-metier-ou-tout-se-passe-en-coulisses.1368098.29336.html

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L’avenir de l’entreprise : le H to H

L’avenir de l’entreprise : le H to H

Aujourd’hui le monde de l’entreprise semble se diviser. Il y a d’un côté les entreprises qui recherchent le profit à tout prix quitte à sacrifier le bien-être des employés, et celles qui d’un autre côté, ont intégré dans leur gestion interne une préoccupation pour les hommes et les femmes qui font les résultats de l’entreprise. Deux visions, deux manières bien distinctes de concevoir le monde de l’entreprise et qui donnent des résultats diamétralement opposés. Pour le comprendre, nous avons choisi de vous parler de l’entreprise Patagonia.

Patagonia : une entreprise inspirante depuis 1972

L’histoire de Patagonia c’est tout d’abord une histoire de valeurs. Créée par un petit groupe de grimpeurs et de surfeurs qui prônaient un art de vivre minimaliste, l’entreprise californienne de vêtements techniques s’est peu à peu développée tout en gardant au cœur de son ADN, la vision de ses fondateurs. Tous les vêtements sont éco-conçus en utilisant que du coton biologique ou des chlorofibres. Encore aujourd’hui, l’entreprise milite pour le respect des grands espaces en consacrant 1% de son chiffre d’affaire à des organisations non gouvernementales qui militent en faveur de la protection de l’environnement.

Le positionnement de la marque est donc centré sur les valeurs de l’entreprise plutôt que sur le prix. Avec très peu de boutiques dont une en France à Chamonix, la marque se positionne sur une gamme de produits premium justifiée par l’utilisation de matériaux nobles pour la confection de ses vêtements. C’est la qualité des produits, le perfectionnisme des salariés ainsi que l’application des valeurs de la marque dans chacun des vêtements qui rend Patagonia si unique.

Une entreprise qui dure

Fondée en 1972 par Yvon Chouinard lui-même grimpeur et alpiniste, l’entreprise parvient à se faire une place sur le marché. Menée par la vision inspirante du fondateur puis ensuite par tous les passionnés qui vont se joindre à l’aventure au fil des années, l’entreprise dure dans le temps car elle a réussi à créer quelque chose de rare et précieux : créer un univers de marque cohérant.

En effet, Patagonia a su proposer un storytelling captivant et honnête qui lui donne aujourd’hui une image de marque sincère et authentique, résolument tournée vers l’humain. Bon nombre d’enseignes récentes ont compris l’intérêt de se créer une histoire de marque et décident aujourd’hui de développer cet aspect mais de manière tardive et peu naturelle.

Conclusion

Une entreprise est avant toute chose, l’affaire d’Hommes. L’humain met à disposition son talent, sa créativité, sa façon de travailler au service d’une cause commune qui est l’entreprise. Ne pas oublier cela c’est tout d’abord remettre l’humain à sa place, au cœur de l’entreprise. C’est aussi développer une vision plus respectueuse de l’humain dans le monde professionnel et donner à chacun des salariés le moyen de s’émanciper par le travail en le considérant, le traitant avec respect et intérêt. Construire une entreprise c’est peut-être savoir recruter des personnes qui vous parlent d’Hommes à Hommes, mettre de côté les B to C et autres B to B et passer à un modèle plus global : le H to H.

Stéphanie Vignon

Prenez mes idées, j’en aurai d’autres !

Prenez mes idées, j’en aurai d’autres !

Tout le monde s’accorde à dire que les entreprises doivent se réinventer pour se différencier. Une des missions essentielles des leaders est donc d’impulser au sein de leur équipe une dynamique créatrice afin de permettre l’éclosion de nouvelles idées. De ce point de vue-là, qu’est-ce qu’un bon leader ?

Une citation de Coco chanel devenue fameuse

« Prenez mes idées, j’en aurai d’autres » s’est exclamée Coco Chanel ! Dans cette simple exclamation se retrouve toute la personnalité de la créatrice : caractère bien trempé, force de travail, créativité, extravagance et indépendance. Le parcours biographique de la créatrice met en lumière cette personnalité d’exception, dont la créativité et l’audace ont fait la renommée.

Orpheline dès 12 ans, Coco Chanel, de son vrai nom Gabrielle Bonheur, apprend la couture à l’âge de 18 ans en tant qu’apprentie et débute sa carrière en 1903 dans un atelier de trousseaux et layettes. Son surnom provient de son attirance pour la scène, Coco Chanel s’étant produite dans de nombreux cafés de Vichy, chantant avec plaisir « Qui qu’a vu coco sur le Trocadéro ? ».

En 1910, consciente de son talent, elle se lance dans la fabrication de chapeaux en ouvrant une boutique « Chanel Modes » au mythique numéro 21 de la rue Cambon à Paris. Le succès est fulgurant et d’autres boutiques voient le jour, à Deauville et Biarritz. Sur sa lancée, Coco Chanel décide de fonder sa première véritable maison de couture. Du fait d’une pénurie de tissu à cause de la guerre, la styliste se tourne vers le jersey, matière qui servait à confectionner les maillots de corps des soldats, rencontrant alors un énorme succès auprès du public. Ses créations, à la fois simples et sophistiquées, tendant vers l’androgynisme avec des robes droites et des pantalons pour femmes, vont faire sa réputation.

Dès lors, Coco Chanel ne cesse de développer son activité, en se lançant sur le marché de la parfumerie avec son célèbre Chanel N°5. Dans le même temps, sa fameuse petite robe noire rentre dans l’histoire, devant un classique de la maison de couture, et plus généralement, dans la mode. Fan de perles et bijoux, elle devient la première créatrice à lancer une ligne de Haute Joaillerie en 1932.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle décide de tout arrêter du jour au lendemain. La styliste reprendra du service à l’âge de 71 ans en créant de nouveaux modèles dans une suite du Ritz. Coco Chanel décède en janvier 1971, à l’âge de 87 ans, alors qu’elle prépare une nouvelle collection, qui sera présentée à titre posthume.

Manager ou inspirer

Pour faire éclore les idées originales, encore faut-il déployer, en amont, une culture de l’innovation au sein de l’entreprise. Manager, c’est donc inspirer ses équipes en développant sa propre créativité ainsi que celles de ses collaborateurs. Le manager doit ainsi créer les conditions idéales au sein de son équipe pour permettre à chacun de ses collaborateurs de donner le meilleur d’eux-mêmes, et surout le meilleur de leurs idées. Par ce biais, les salariés se sentent impliqués, écoutés et valorisés au sein de leur entreprise.

La créativité n’est pas un fait dû au hasard mais bel-et-bien un processus de recherche d’innovation. Malheureusement, les « principes collaboratifs » sont peu mis en œuvre alors qu’ils devraient être au cœur du management au sein des entreprises. En effet, le management de l’innovation n’est pas la priorité des entreprises, par faute de temps ou de moyens, si ce n’est pas la volonté qui manque.

Conclusion : Manager, c’est transmettre

Le rôle du manager ne prend forme que dans l’interaction avec ses collaborateurs. Son objectif est de leur transmettre sa motivation, son implication et son engagement au service du collectif qu’incarne son entreprise. C’est de ces dynamiques que naissent bien souvent les meilleures idées !

Stéphanie Vignon